I Was Scared to Go to Queer Camp — Here’s What I Found Instead - Overthinkers Club

J'avais peur d'aller au camp queer — voici ce que j'y ai trouvé à la place

Je ne savais pas à quel point j'avais besoin du Queer Camp avant d'y être.

Avant ce week-end, je me sentais… incertaine. Pas seulement quant à l'organisation du camp — comme savoir si j'avais emporté les bonnes chaussures ou quelle quantité d'insectifuge prévoir — mais aussi quant à moi-même .

Les gens penseraient-ils que je ne suis pas assez queer ? Seraient-ils plus enclins à l’aventure en plein air ? Plus au fait des réalités ? Plus sûrs de leur identité ? Y avait-il seulement une place pour quelqu’un comme moi — sobre et encore en pleine découverte de soi ?

J'ai failli ne pas y aller.

Ces dernières années, la Pride de ma ville ne me correspondait plus. La célébration est certes magnifique, mais le bruit est assourdissant et je me sens complètement submergée. N'ayant plus d'alcool, ayant choisi de rester chez moi et de ralentir le rythme, les événements traditionnels de la Pride me semblaient davantage relever du spectacle que de la présence. Une fête où l'on buvait pour fuir la réalité, et non plus une célébration de qui je suis.

Et puis il y avait le camp.

Dans les bois, personne ne se souciait de votre apparence « queer ». Ni de savoir si vous connaissiez tous les drapeaux. Ni du nombre de vos partenaires. Personne ne mesurait votre identité queer selon une norme invisible. Ils étaient simplement là. Tendres, authentiques et pleinement eux-mêmes.

Il y avait des conversations nocturnes au coin du feu. Des promenades dans la nature. Des séances de respiration. Des moments de calme seul dans les arbres. Il y avait de la place pour pleurer, pour rire à gorge déployée, pour simplement être .

Ce que j'ai trouvé, ce n'était pas seulement une pause loin de la ville, c'était une pause dans le besoin de prouver quoi que ce soit.

Queer Camp m'a offert une version de la Fierté qui me manquait sans que je le sache : celle qui s'enracine dans le lien, la bienveillance et la famille choisie. Cela m'a rappelé que l'appartenance n'a pas besoin d'être ostentatoire pour être authentique. Et que parfois, l'acte le plus radical est de se laisser pleinement voir, dans toute sa splendeur discrète et douce.

Si vous avez déjà eu l'impression que la Fierté n'était pas faite pour vous — si le bruit, les fêtes, la foule ne correspondent pas vraiment à votre joie —, sachez que vous n'êtes pas seul(e).

Il existe d'autres façons de célébrer. D'autres façons de se sentir appartenir à un groupe. Parfois, elles vous attendent juste au-delà des arbres.

Sujet de journal sur invitation : Comment puis-je célébrer la Fierté d'une manière qui me soit authentique ?

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